Il faut parfois attendre des années pour voir un songe se réaliser. Ne cherchez pas des informations sur ce compositeur né à Vilnius et polonais… Vous risquez de ne trouver que très peu de mots. Le livret bilingue en polonais et anglais de Krzysztof Komarnincki vous offrira de précieux renseignements sur ce violoniste et compositeur oublié. Le mois de septembre 2026 se termine de la meilleure façon avec cette intégrale enregistrée en 2024 et 2025 en Pologne dans des conditions optimales de prise de son. Elle est enfin disponible sur le territoire hexagonal. Ouf !
Ce que l’on apprend de Feliks Janiewicz ou Felix Yaniewicz (1762-1848)
Beaucoup de fausses informations circulent sur ce compositeur notamment à Nancy ou avec Mozart. Ce qui est certain, c’est qu’il fût un véritable voyageur parcourant l’Europe musicale de son temps. Il fût un violoniste prodige à la chapelle royale polonaise. À l’âge de 25 ans, il arrive à Paris où il donne des concerts au concert spirituel. On le décrit dans le mercure de France comme élève de Giovanni Giornovichi dont on connaît les concertos pour violon et orchestre jadis enregistrés chez le label arte nova .
À Vienne, il assiste à des concerts de Haydn et Mozart. Puis il se rend en Italie où il étudie la composition à Naples avant de rencontrer de grands maîtres compositeurs violonistes comme Gaetano Pugnani ou Pietro Nardini.
Puis, il retourne en France avant de s’établir en Angleterre. Il était un artiste free-lance.
Il y rencontre le célèbre compositeur Viotti, l’homme aux 29 concertos pour violon et orchestre. Il y rencontre sa femme à Liverpool avec qui il aura deux filles musiciennes ; Felicia, pianiste et Paulina, une harpiste. Il joue un rôle important dans la vie musicale anglaise. Il est l’un des fondateurs de la philharmonie de Londres où il est un chef d’orchestre actif. Il anime la vie musicale de Manchester et Liverpool. Il visite l’Irlande avant de s’établir à Édimbourg. Il tiendra même un magasin de musique. Il laisse ces cinq concertos pour violon, un concerto pour piano très intéressant, des divertimenti, sonates…
L’enregistrement.
Les cinq concertos pour violon et orchestre sont de facture classique en trois mouvements. Quatre utilisent des tonalités majeures seul le dernier est en mi mineur. Ils sont écrits entre 1788 et 1803. Ils trouvent leur source dans l’art de violon de Pietro Locatelli. À l’écoute, on songe à la devise de Viotti : « Pour bien sonner, il faut bien chanter ». Le deuxième concerto en Mi majeur est un premier enregistrement mondial.
Chaque concerto montre la maîtrise et la connaissance du violon de ce compositeur. Le cinquième concerto affiche de belles couleurs préromantiques. L’interprète domine parfaitement les exigences stylistiques du compositeur et signe toutes les cadences très réussies ici. Bartlomiej Niziol s’inscrit dans la grande tradition des violonistes polonais dont l’un des plus éminents représentants demeure Konstanty Kulka. La justesse interpelle.
Il fait chanter à merveille son Guarneri del gesu de 1727. Frissons garantis.
L’ensemble baroque de Wroclaw sous la direction de Andrzej Kosendiak est irréprochable. L’investissement est total. Feliks Janiewicz est un des chainons manquants dans l’histoire musicale polonaise avec August Duranowski annonçant Karol Lipinski et Henryk Wieniawski. Simplement Jouissif ! Un véritable feu d’artifice d’amour et de beauté ! Il reste à inventer les mots.
Serge Alexandre
Un extrait :
www.youtube.com/watch?v=HCOSPjHwnfg&list=PLdqJ8NxWF7sPew_7gZmtuTlYpfYJjquNm&index=13
Ce que l’on apprend de Feliks Janiewicz ou Felix Yaniewicz (1762-1848)
Beaucoup de fausses informations circulent sur ce compositeur notamment à Nancy ou avec Mozart. Ce qui est certain, c’est qu’il fût un véritable voyageur parcourant l’Europe musicale de son temps. Il fût un violoniste prodige à la chapelle royale polonaise. À l’âge de 25 ans, il arrive à Paris où il donne des concerts au concert spirituel. On le décrit dans le mercure de France comme élève de Giovanni Giornovichi dont on connaît les concertos pour violon et orchestre jadis enregistrés chez le label arte nova .
À Vienne, il assiste à des concerts de Haydn et Mozart. Puis il se rend en Italie où il étudie la composition à Naples avant de rencontrer de grands maîtres compositeurs violonistes comme Gaetano Pugnani ou Pietro Nardini.
Puis, il retourne en France avant de s’établir en Angleterre. Il était un artiste free-lance.
Il y rencontre le célèbre compositeur Viotti, l’homme aux 29 concertos pour violon et orchestre. Il y rencontre sa femme à Liverpool avec qui il aura deux filles musiciennes ; Felicia, pianiste et Paulina, une harpiste. Il joue un rôle important dans la vie musicale anglaise. Il est l’un des fondateurs de la philharmonie de Londres où il est un chef d’orchestre actif. Il anime la vie musicale de Manchester et Liverpool. Il visite l’Irlande avant de s’établir à Édimbourg. Il tiendra même un magasin de musique. Il laisse ces cinq concertos pour violon, un concerto pour piano très intéressant, des divertimenti, sonates…
L’enregistrement.
Les cinq concertos pour violon et orchestre sont de facture classique en trois mouvements. Quatre utilisent des tonalités majeures seul le dernier est en mi mineur. Ils sont écrits entre 1788 et 1803. Ils trouvent leur source dans l’art de violon de Pietro Locatelli. À l’écoute, on songe à la devise de Viotti : « Pour bien sonner, il faut bien chanter ». Le deuxième concerto en Mi majeur est un premier enregistrement mondial.
Chaque concerto montre la maîtrise et la connaissance du violon de ce compositeur. Le cinquième concerto affiche de belles couleurs préromantiques. L’interprète domine parfaitement les exigences stylistiques du compositeur et signe toutes les cadences très réussies ici. Bartlomiej Niziol s’inscrit dans la grande tradition des violonistes polonais dont l’un des plus éminents représentants demeure Konstanty Kulka. La justesse interpelle.
Il fait chanter à merveille son Guarneri del gesu de 1727. Frissons garantis.
L’ensemble baroque de Wroclaw sous la direction de Andrzej Kosendiak est irréprochable. L’investissement est total. Feliks Janiewicz est un des chainons manquants dans l’histoire musicale polonaise avec August Duranowski annonçant Karol Lipinski et Henryk Wieniawski. Simplement Jouissif ! Un véritable feu d’artifice d’amour et de beauté ! Il reste à inventer les mots.
Serge Alexandre
Un extrait :
www.youtube.com/watch?v=HCOSPjHwnfg&list=PLdqJ8NxWF7sPew_7gZmtuTlYpfYJjquNm&index=13


Intégrale des cinq concertos pour violon et orchestre de Feliks Janiewicz. Une révélation ! Label NFM/ Accord
Buis-les-Baronnies (26170), Salle Lapalun : Trio Stimmung. Dimanche 11 octobre 2026 à 17h00
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